Dans sa famille, on est colombophile de père en fils. Son grand-père et son père étaient passionnés par ce sport où l’homme et l’animal font équipe. Michel perpétue la tradition. Maintenant qu’il est retraité, il a plus de temps à consacrer à ses ambitions…

Les pigeons : une histoire d’amour familiale

Michel est né et a grandi au milieu des pigeons voyageurs. Au décès de son papa, il a hérité de sa colonie. Aujourd’hui, ses colombiers accueillent 180 oiseaux. Il a sélectionné les meilleurs et entraîne une équipe de 48 coursiers.

L’entraînement des pigeons est un travail de longue haleine. On développe petit à petit leur sens de l’orientation en les emmenant de plus en plus loin. Sans oublier de leur fournir la motivation imparable pour rentrer au bercail : leur femelle ! 

Michel apprécie particulièrement les concours de grand fond, c’est-à-dire les vols de longue distance. A l’occasion de sa retraite, il s’est fixé des objectifs précis : d’ici 2 à 3 ans, participer à nouveau à sept grands concours internationaux : Bordeaux (810 km), Marseille (855 km), Narbonne (874 km), Pau, Saint-Vincent-de-Tyrosse, Perpignan (tous trois 930 km) et Barcelone (1074 km).

Lors des concours, les pigeons sont emmenés en camion au lieu du lâcher. Ils doivent ensuite revenir à leur colombier le plus rapidement possible. Pour les pigeons de Michel, la destination est Kapellen dans le Brabant flamand. Leur classement est déterminé en fonction de leur vitesse moyenne par minute.  

Par le passé, Michel a obtenu de prestigieux classements : une première place au niveau de son club colombophile de Tirlemont aux concours de Narbonne, de Perpignan, de Montélimar, de Saint-Vincent-de-Tyrosse et de Barcelone, mais aussi une première place au niveau provincial et une deuxième place au niveau national et international au concours de Narbonne. 

Lutgarde et Michel avec le pigeon qui a gagné la 2e place au concours international de Narbonne

Pour Michel, l’an 2000 est particulièrement mémorable : 

Lutgarde et moi nous nous sommes mariés, nous avons fait construire notre maison, j’ai gagné le concours de Barcelone et j’ai été nommé joueur de l’année en billard ! 

Depuis lors, il a choisi d’arrêter le billard par manque de temps mais il en garde de bons souvenirs.  

La main verte

Lutgarde et Michel adorent tous deux s’occuper de leur jardin. Et heureusement ! Car avec ses 44 ares, il leur donne bien du travail ! Des arbres majestueux, des parterres décoratifs, une vaste pelouse, quatre terrasses, un potager… il y en a pour tous les goûts. Et comme si ce n’était pas assez, Michel entretient bien volontiers les 14 ares de jardin de sa maman. 

Le jardin du couple : un véritable paradis vert 
35 ans chez Smals

Michel envisageait des études d’architecture ou de construction. Mais la vie en a décidé autrement et il en est heureux. A la fin de ses études secondaires, il a commencé sa carrière à l’Office national de sécurité sociale. Après un passage à l’Office national des allocations familiales pour travailleurs salariés, il est arrivé chez Smals en décembre 1984. Il a travaillé plusieurs années dans un service chargé du classement des déclarations. Il a ensuite été actif au centre de calcul pendant quelques mois.  

En 1992, il a intégré l’équipe de gestion des comptes des employeurs et ne l’a plus quittée. Il pouvait y jongler avec les chiffres et cela lui plaisait beaucoup. Pour préparer son départ à la retraite, il a rédigé un manuel d’instructions opérationnelles concernant l’analyse trimestrielle des comptes. Les réactions intéressées qu’il a reçues ont constitué pour lui un agréable signe de reconnaissance.

Des collègues mais aussi des amis

Ses proches le décrivent comme un homme calme, patient et serviable. Michel est aussi très sociable. Il a toujours tiré beaucoup de satisfaction de ses rapports avec ses collègues. Avec Joëlle, Stefaan, Hubert, Viviane et les autres, il a tissé des liens d’amitié. C’est certain, ils resteront en contact. 

Quelques voyages en perspective

Lutgarde et Michel aiment la nature et la montagne. A la fin de l’été, ils partent souvent dans le sud de la France. 

Nous traversons les contrées par où nos pigeons sont passés quelques semaines plus tôt. C’est amusant.

En vacances en Autriche

Ils affectionnent les week-ends gastronomiques. Pendant la période de la chasse, ils mettent parfois le cap sur les Ardennes.  

Mon épouse a quatre frères, tous mariés. Chaque année, l’un des couples organise un week-end familial. En 2017, nous avions concocté un séjour en Hollande et avions loué des tandems. Nous avons eu de fameuses parties de plaisir ! 

Au mois d’août 2020, Lutgarde et Michel avaient planifié une croisière dans les fjords norvégiens. Le voyage devra être postposé à cause de la pandémie de Covid-19 mais au milieu de son paradis vert et de ses pigeons, Michel ne connaîtra pas l’ennui. 

Nous lui souhaitons une belle retraite, des vols fructueux et une excellente santé !

Découvrez à la page suivante un texte rédigé par Michel à l’occasion de son dernier jour chez Smals, le 27 janvier 2020

1 2

Les commentaries sont fermés.