Francis Windey, détaché par Smals au SPF Santé publique, envisage la retraite avec optimisme. Comme une nouvelle vie qui commence. Il se réjouit de relever de nouveaux défis. « J’ai toujours fonctionné par projet. Une mission se termine, une autre débute. Je souhaite que ma retraite soit porteuse de réalisations, pour moi et pour les autres. »

Un médecin globe-trotteur

Francis termine ses études de médecine à l’ULB en 1982. Passionné de voyage et désireux de se rendre utile, il part comme freelance au Pérou pour soigner des patients dans des villages andins.

Dans les années qui suivent, il est engagé successivement par des organisations non gouvernementales (ONG), par les Nations Unies, puis par l’agence de coopération du gouvernement belge.

Il travaille ainsi pendant 13 ans à l’étranger, en tant que responsable de programmes de soins de santé primaires : au Pérou, en Equateur, en Namibie, puis au Zaïre, l’actuelle République démocratique du Congo. Dans ce contexte, il mène des projets sur plusieurs plans : préventif, curatif et administratif.

J’ai participé à des initiatives variées : mettre en place des réseaux de promoteurs de santé, obtenir un financement pour des postes médicaux, promouvoir des campagnes de vaccination, évaluer l’état nutritionnel des enfants dans les communautés indiennes, lutter contre une épidémie de typhus… 

Francis, au temps où il travaillait au Pérou. Ici, sur les hauteurs de la ville d’Urubamba, près de Cusco.

Le retour au pays

En 1997, il revient en Belgique, accompagné de son épouse péruvienne. Au sein de l’Administration générale de la coopération au développement (AGCD), il coordonne notamment des programmes de développement dans le cadre de la coopération bilatérale entre la Belgique et le Pérou.

En 2000, il est recruté par Smals et détaché au SPF Santé publique. Il a pour mission d’analyser les données de santé, en particulier celles du résumé hospitalier minimum (RHM). Ce système d’enregistrement anonymisé de données administratives, médicales et infirmières est nourri par tous les hôpitaux non psychiatriques de Belgique. Il vise à soutenir la politique de santé.

Cela m’intéresse beaucoup de combiner l’aspect technologique et l’aspect médical.

Francis utilise le système d’analyse statistique SAS (Statistical Analysis System) pour extraire et analyser les données. Pendant plusieurs années, il a réalisé l’atlas de pathologies, qui présente le RHM en images.

A la fin du mois d’octobre 2020, Francis prend sa retraite.

Un départ imminent au Pérou ?

Francis et son épouse souhaitent aller vivre au Pérou. Notre collègue aimerait offrir ses services à une ONG et participer à des programmes de soins de santé primaires. Un retour à ses premières activités professionnelles…

Le Pérou est un pays magnifique. Je peux y pratiquer des activités que j’affectionne : la photographie et la marche en montagne. Et j’apprécie beaucoup le contact avec les populations indiennes.

La perspective de vivre sous d’autres latitudes ne coupe pas leur appétit de voyage. Francis et son épouse aimeraient découvrir la Patagonie, les Îles Marquises ou encore, l’île de Pâques.

Une soif inextinguible de connaissance

Francis aime la découverte et l’aventure. Il voudrait connaître le monde entier, être au courant de toutes les nouveautés.

Ses angles d’approche sont multiples : scientifique, historique, sociologique, anthropologique… Il lit beaucoup d’ouvrages consacrés aux civilisations précolombiennes. Il apprécie cette devise des Quechuas, descendants des Incas :

Ama Sua (Ne sois pas un voleur), Ama Llulla (Ne sois pas un menteur) y Ama Quella (Ne sois pas paresseux).

Avec un esprit aussi ouvert et curieux, bien des découvertes l’attendent encore. Et la rédaction l’en félicite. Nous conclurons en empruntant quelques mots à Georges Brassens et en les adaptant :

Heureux qui comme Francis a fait un beau voyage,
et ne s’est pas lassé de voir cent paysages…

Photo d’en-tête : Francis en voyage au Pérou en 2019 (Lima).

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