Bienvenue dans cette série de podcasts qui décrit les projets menés par Smals. Nous parlons aujourd’hui du projet WITA-Pro. Dans un autre podcast, nous avons interviewé le chef de projet chez Smals, notre collègue Will Dackus. Aujourd’hui, nous demandons le point de vue du client et nous rencontrons Perrine Nisol. Perrine est juriste et travaille en tant qu’attachée au SPF Sécurité sociale. Elle assure, entre autres, le suivi du projet WITA-Pro au sein de son institution.

Pouvez-vous nous expliquer en quoi consiste le projet WITA, ainsi que le volet WITA-Pro ? 

Le projet WITA, c’est une réforme du statut des artistes initiée par la présente majorité fédérale. Donc le gouvernement a mis en place un processus participatif où les artistes eux-mêmes ont pu émettre des propositions et le secteur des arts a pu être consulté via des groupes techniques. Cela a conduit à la mise en place d’une nouvelle commission qui va s’appeler la commission du travail des arts, et qui va remplacer l’actuelle commission artiste, et qui sera composée pour 50% d’experts désignés par les fédérations du secteur.

Quel sera le rôle de cette nouvelle commission?

La commission du travail des arts va être chargée de délivrer l’attestation du travail des arts aux travailleurs qui démontrent qu’ils sont des professionnels des arts. La commission, à ce niveau-là, sera attentive à l’activité qui est exercée par le travailleur, à ses revenus et à l’investissement en temps qu’il a consacré à ses activités artistiques. L’attestation sera la porte d’entrée pour l’application de mesures spécifiques: le travail sous Article 1bis, la mesure Primostarter élargie pour les artistes indépendants et l’allocation du travail des arts à l’ONEM. Le projet WITA-Pro, qui est géré par Smals, découle en fait de ce projet WITA qui est beaucoup plus large. WITA-Pro, c’est l’implémentation IT du projet pour le SPF Sécurité sociale.

Quels sont les principaux avantages que vous attendez de ce projet ?

Disons qu’il y aura différents volets aux avantages: avantages pour les travailleurs des arts, donc les artistes, mais aussi avantages pour le secrétariat de la commission, donc mes agents, si je puis dire.

Quels seront les avantages pour les artistes? 

Pour les travailleurs des arts, l’avantage c’est que toutes les demandes vont se faire maintenant sur l’application WITA-Pro où les processus seront un maximum digitalisés. Donc le travailleur des arts (qui est maintenant une notion plus élargie parce que ça va englober les techniciens, ainsi que les professions de soutien), tous ces travailleurs vont pouvoir alimenter leur profil sur l’application au fur et à mesure. Cela va leur éviter finalement une grosse charge de travail au moment d’introduire la demande. Ils vont petit à petit au fur et à mesure des années (pendant 5 années si on prend l’attestation du travail des arts classique) compléter leur profil, ce qui veut dire que quand ils vont introduire leur demande d’attestation chez nous, ils n’auront plus qu’à reprendre tous les éléments qu’ils ont mis au fur et à mesure dans l’application. En gros, leur demande sera presque prête ainsi. Donc ce sera plutôt pratique pour les artistes. Ce qu’il faut savoir c’est que WITA-Pro est aussi un site Internet où ces travailleurs trouveront plein d’informations en lien avec leur statut social et les missions de la commission.

Et pour le secrétariat de la commission, quels seront les avantages? 

WITA-Pro est aussi avantageux pour le secrétariat de la commission. Ça va vraiment être l’outil où on va traiter les demandes; ça va être un outil de travail au quotidien. Donc WITA-Pro va permettre aux agents du SPF Sécurité sociale de mieux gérer les réunions de la commission, le planning des réunions, la gestion des présences, le quorum, les votes. C’est aussi là où finalement les demandes vont être traitées, les décisions prises par la commission encodées.

Le projet WITA est lié à une adaptation de la législation. Pourquoi cette adaptation est-elle nécessaire?

Alors il y a plusieurs objectifs à cette adaptation de la législation. Tout d’abord un objectif de simplification administrative pour les artistes. La commission va vraiment devenir l’unique organe qui va évaluer qui est un professionnel du travail des arts. Et donc ça va éviter dans le futur des divergences entre administrations comme on a pu parfois en connaître et la multitude de dossiers à introduire pour l’artiste. Alors un deuxième objectif que je pourrais citer, ce serait la plus grande transparence puisqu’on a prévu ici dans cette réforme un cadastre qui va reprendre, en fait, toutes les activités qui sont considérées comme artistiques par la commission du travail des arts, ainsi que les critères utilisés. Donc ce sera un cadastre qui sera quand même assez public et auquel les artistes auront accès. Donc ici c’est vraiment un objectif de transparence. Alors encore un autre objectif que je pourrais citer, ce serait d’avoir une évaluation de qualité des dossiers par les experts. Donc ce qu’on veut, c’est que l’on ait vraiment une évaluation des artistes par leurs pairs. Et donc, en fait, la commission va être composée de 50% d’experts désignés par les fédérations du secteur. Donc ce sera vraiment des gens qui connaissent la matière et qui connaissent les activités exercées par les travailleurs des arts. Il y a encore un objectif qui est très important, c’est que ici avec la réforme, on veut vraiment tenir compte du travail invisibilisé comme on l’appelle. Ce travail en fait, c’est tout le travail qui est fourni par les travailleurs des arts et qui n’est pas rémunéré, en fait, et qui donc d’une certaine façon est invisible. Je vais vous citer un simple exemple: c’est, par exemple, la recherche de financements pour des projets. Ce genre de travail n’est pas rémunéré mais ça prend une grande partie du temps des travailleurs des arts. Et donc ici, avec la réforme, la commission va vraiment tenir compte de ce genre de périodes de travail.

Pour terminer, est-ce que vous pouvez me dire ce que vous pensez de la collaboration avec Smals? 

Oui, alors, la collaboration avec Smals, je peux vous dire qu’elle est très efficace. Donc, en fait, on a des contacts très réguliers, même parfois quotidiens, moi et Will (le chef de projet de WITA-Pro chez Smals) et avec ses collaborateurs. Concrètement, Smals analyse nos besoins et tient compte de l’évolution de la législation. Pour le moment, on est déjà au stade des premiers développements. Donc ça avance plutôt bien. On a bien expliqué à l’équipe de Smals que l’on a vraiment besoin d’un outil pratique et adapté pour les travailleurs des arts, mais aussi pour nous les agents du SPF qui allons devoir traiter les demandes. J’ai l’impression que Smals en est bien consciente. Et on travaille toujours en étroite collaboration pour que l’objectif soit atteint dans le délai imparti qui est vraiment quand même assez short, si je puis dire. Donc on est plutôt satisfait de la collaboration.

Merci à Perrine Nisol pour toutes ces informations concernant le projet WITA-Pro. N’hésitez pas à écouter également le podcast réalisé avec le chef de projet Will Dackus.


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